Victoire du SNICS et des infirmières !

Enfin une revalorisation indiciaire !

Extrait de la déclaration de la FSU au CSA MEN du 13 mars 2024

…Le ministère souhaite Renforcer l’attractivité des métiers mais cela passe en premier lieu par des mesures salariales sans contrepartie. La FSU condamne l’absence de toute perspective de mesures générales d’augmentation des rémunérations dans l’Éducation nationale dans un contexte d’inflation encore soutenue. Il est urgent d’ouvrir sans délai des négociations pour améliorer les carrières et prendre des mesures générales pour les salaires, notamment en revalorisant le point d’indice, dans un contexte d’effondrement du niveau des rémunérations des agent·es publics
Même si nous examinons à ce CSA MEN des mesures de revalorisation des infirmières, il était temps, celles-ci ne sont pas suffisantes et ne suffiront pas à pallier la désaffection de la profession d’infirmière de l’Education nationale pourtant si importante dans les écoles et les établissements, leur rôle n’est plus à prouver dans les équipes pluri professionnelles.
Par ailleurs, l’absence de toute mesure pour les personnels sociaux contrairement aux engagements pris, démontre en creux le peu de considération que le ministère porte à ces professionnelles pourtant essentielles elles-aussi. L’écart de rémunération entre personnels travaillant en étroite collaboration et avec un même niveau de qualification est inexplicable et vécu comme un affront par les personnels sociaux qui se mobiliseront le 22 mars.
A quelques jours de la constitutionnalisation de l’IVG, de la journée du 8 mars et des promesses gouvernementales d’Egalité professionnelle, force est de constater que ces deux professions, fortement féminisées souffrent encore d’un manque criant de considération. Sur l’égalité notre ministère a encore fort à faire.
Confrontées à une explosion des besoins des élèves et étudiant.es et à un accroissement des inégalités sociales et scolaires, les infirmières et assistantes sociales de l’Education nationale ont subi une forte dégradation de leurs conditions de travail faute de moyens supplémentaires.
Pour la FSU il est impératif de poursuivre des actions fortes pour améliorer les salaires, les formations et les conditions de travail de ces deux professions essentielles à la lutte contre les inégalités sociale et de santé.
Une nécessité à l’heure où le Sénat se prononcera le 20 mars prochain sur le transfert de la « médecine scolaire » aux collectivités territoriales volontaires. La FSU rappelle son opposition à tout transfert des assistantes sociales et des infirmières conseillères de santé qui doivent rester, pour ces dernières, affectées au sein des EPLE- sous l’autorité administrative des chefs d’établissements. Depuis plus de 80 ans, les ministres successifs de l’Education nationale ont réaffirmé cette nécessité, la Ministre doit poursuivre cet objectif…

 

Proposition de Vœu intersyndical A L’INITIATIVE DE LA FSU

Le corps des INFENES régi par le décret du 09 mai 2012 est depuis cette date un corps de catégorie A.
En dépit de leur niveau de recrutement, de qualification, de leur autonomie professionnelle et de leurs missions, elles sont cantonnées à une grille indiciaire dite « petit A ».
La faiblesse de leur échelon sommital ne permet pas aux infirmières d’évoluer au sein des autres corps du ministère de l’éducation nationale.
Pour conserver des agentes formées et acculturées aux fonctionnements, valeurs et enjeux de notre institution, les représentants des personnels/ les organisation syndicales représentatives appellent de leurs vœux des grilles statutaires de catégorie A type dont l’échelon sommital correspondra à la Hors échelle A pour le corps des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur

Ce voeu a été voté à l’unanimité des organisations syndicales présentes !

Amendement du FSU

CSA MEN du 13/03/2024
Propos liminaires de l’experte du SNICS dans la délégation FSU

Bien que la FSU apprécie à sa juste valeur le travail effectué et la portée de l’ajout des 49 points d’indice  que nous étudions ce jour, les revendications salariales des INFENES sont malheureusement encore loin d’être satisfaites.
Il ne peut s’agir que d’une première étape.
En 1982, une infirmière touchait 1,68 SMIC, aujourd’hui (avant la revalorisation) c’est 1,08. Le déclassement salarial et social est une réalité subie par les infirmières d’autant plus fortement que les augmentations présentées dans les documents préparatoires n’ont pas compensé l’inflation.
Amorcée en 2017, la fuite des infirmières se poursuit :
– de 2021 à 2022 les sorties définitives du corps des INFENES ont progressé de plus de 50%,
– les détachements et les « disponibilités » de plus de 11%.
Atteignant près de 25% du corps, la part des agentes contractuelles progresse et avec elle la précarité de ces agentes.

Le salaire médian d’une infirmière atteindra (après les revalorisations de ce jour) 1981€ euros net contre 2600€ dans les autres corps de la FP.
Leur salaire moyen est de 2231€ alors qu’il est de 3025€ dans la FPE pour la catégorie A. Il n’atteint pas la catégorie B: 2527 €.
A cet écart indiciaire mensuel de plus de 794€ s’ajoute un écart indemnitaire de plus de 400€.
Soit plus de 1200€ d’injustice salariale qui persistera au-delà du 1er mai.

Si les marges de manœuvre sur l’indiciaire sont limitées, en cette année de réévaluation triennale du RIFSEEP, nous maintenons notre exigence d’ouverture de discussions portant sur l’indemnité des infirmières afin de poursuivre l’harmonisation indemnitaire et la réduction des écarts entre les groupes.

Bien que le salaire en soit l’élément central, la question de l’attractivité doit aussi s’étendre aux déroulés de carrière, aux formations et aux conditions de travail.

La faiblesse de leur échelon sommital ne permet pas aux infirmières d’évoluer au sein des autres corps du ministère de l’éducation nationale.
Pour conserver des agentes formées et acculturées aux fonctionnements, valeurs et enjeux de notre institution, la FSU revendique des grilles statutaires de catégorie A type dont l’échelon sommital correspondra à la Hors échelle A

Outre les retards de carrières de 4 échelons préalablement dénoncés et non résolus par la refonte des grilles des infirmières de la FPE dans le cadre du Ségur de la santé, la FSU exige que la promesse faite lors du conseil commun de la Fonction publique soit tenue. Des travaux doivent s’ouvrir pour augmenter le taux de promotion au sein du corps des INFENES pour atteindre à terme 40% d’agentes au deuxième grade (respect des engagements PPCR -déroulé de carrière complète).
Les promotions de ce corps à gestion déconcentrée génèrent disparités et ressentiments, rendant nécessaire un cadrage ministériel,  et ce d’autant plus que certaines académies départagent les infirmières à partir de critères non statutaires et hors missions !

Enfin, les discussions sont en cours au ministère de la Santé sur  la refonte de la formation de la filière Infirmière.
La Ministre de l’Education, elle, doit agir avec force dans la voie de la reconnaissance de l’exercice infirmier à l’Education nationale,  une spécialité infirmière à part entière . Cela permettra de doter les infirmières des savoirs et des compétences nécessaires à la réalisation de leurs missions et ainsi, diminuer les RPS qui pèsent douloureusement sur leur quotidien professionnel
Une formation intégrée au sein des INSPE et sanctionnée par un master 2  ouvrira  la voie à de la recherche sur la pratique infirmière au service de la réussite scolaire.

Pour conclure, l’ensemble de ces mesures permettra de répondre avec plus d’efficacité aux besoins des élèves et de défendre la présence d’infirmières au service de la réussite scolaire.
La seule contrepartie qu’accepteront les infirmières de l’Education nationale à ces 49 points de revalorisation indiciaire sera la spécialité !
Elles n’accepteront ni la décentralisation, ni le retour au service de santé scolaire!

Revalorisation en trompe l'oeil

Ticket de caisse actualisé ...

Lettre ouverte des conseils nationaux du SNICS et du SNUASFP FSU au Ministre de l’Education nationale.

Monsieur le Ministre,

Réunis ce jour le 4 octobre en Conseil national commun, nous avons l’honneur au nom du SNICS et du SNUASFP FSU, organisations syndicales majoritaires des infirmières et assistantes de service social de l’Education nationale, de renouveler notre interpellation sur le malaise profond qu’expriment nos professions.

Confrontées à moyens constants à une augmentation de la population scolaire et à une jeunesse qui nécessite une intervention accrue des professionnelles que nous sommes, votre volonté politique de ne pas doter l’Education nationale d’emplois supplémentaires signe l’abanbon de la lutte contre les inégalités sociales et de santé au service de la réussite scolaire.

L’aggravation des conditions de travail inhérente à ce choix accentue la fuite des infirmières et assistantes sociales de l’Education nationale. Cette fuite, amorcée depuis 2017, est le résultat d’une politique gouvernementale sourde aux besoins et à l’expertise de nos professions.

Cette situation alarmante est majorée par la faiblesse de nos salaires. L’annonce d’énièmes travaux à venir englobant métier, formation et remunérations ne sera pas de nature à améliorer la situation au regard de l’indigence des propositions qui nous sont faites.

En ce debut de quinquennat, les priorités presidentielle auraient dû marquer un tournant de nature à renforcer l’attractivité de nos deux professions. Alors que nous attendions un signe fort de reconnaissance, il n’en est rien.

C’est pourquoi nous vous demandons d’agir pour résorber ces injustices salariales par l’octroi rétroactif du complément de traitement indiciaire à nos corps respectifs et par la mise en œuvre de revalorisations indiciaires légitimes, permettant à nos professions fortement féminisées d’atteindre le niveau de catégorie A type auquel elles ont droit.

Nous réaffirmons qu’un plan d’urgence pour une école au service de l’Egalité républicaine passe par le renforcement de nos deux professions et nous sollicitons une audience pour vous exposer nos propositions.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre profond respect.

Les Conseils nationaux SNICS et SNUASFP FSU