Pour revendiquer la revalorisation salariale, des recrutements à la hauteur des besoins et des formations ambitieuses ! – Congrès national extraordinaire du 10 juin 2021

Obligations et recommandations vaccinales des professionnels

A la recherche des annonces perdues

Dans le cadre du grenelle de l’éducation et au regard de la mobilisation de plus de 700 infirmières de l’Éducation Nationale, un groupe de travail a été positionné le 11 juin.

Le Ministre entend reconnaître le rôle central joué par les infirmières et améliorer l’attractivité de notre profession par des revalorisations indemnitaires et des formations.

Les annonces promises la veille à la délégation du SNICS ne sont pas au rendez-vous. Les propositions du Ministre sont inacceptables en l’état.

Grâce au SNICS et à la manifestation, certaines lignes ont bougé, notamment sur la politique de ventilation de l’enveloppe indemnitaire.
Le ministère a acté la nécessité de réduire les disparités engendrées par le RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel).

Les propositions tendent vers une égalité indemnitaire au sein de notre corps entre groupe 1 et 2 avec une priorité donnée aux infirmières affectées dans un établissement doté d’un internat.

L’Ecole de la confiance dérape

Revendications portées par le SNICS depuis la création du RIFSEEP.

Si la politique de ventilation de l’enveloppe est plus juste, le montant global reste insuffisant et inacceptable.
Nous notons la volonté de passer de 10 à 34€ d’augmentation mensuelle de l’IFSE – soit 1 euro par jour en moyenne pour une collègue non logée et 2€ pour celle logée.

En conclusion, les infirmières de l’Éducation Nationale restent les infirmières les moins bien payées de France.

Un « effort » scandaleux et méprisant!
Les infirmières et le SNICS revendiquent à minima 700€ d’IFSE mensuelle à l’instar des autres agents de catégorie A ou encore de nos collègues du ministère de l’agriculture.

Aucune annonce de revalorisation indiciaire (grille salariale), ni d’avancée sur la fusion des grades pour aboutir à l’homothétie de carrière entre infirmières dans la Fonction publique.

D’autres annonces en 2022…ou aux calendes grecques !

Quant à la formation…
Le SNICS et les infirmières ont été entendues sur la nécessité d’une formation universitaire diplômante de niveau master 2.
Le ministère travaille avec la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP) sur plusieurs scenarii (DU, Diplôme national de master, diplôme d’établissement, IPA , formation puéricultrice).

Au regard de notre spécificité d’exercice qui doit aboutir à la reconnaissance d’une véritable spécialité, le SNICS maintient sa proposition d’un diplôme national de master 2 organisé au sein des INSPE. Nous nous opposons catégoriquement à la proposition de formation « commune et universelle » avec les infirmières puéricultrices qui entérinerait la négation de notre spécialité au service de la réussite scolaire.
Des lignes bougent, des digues tombent mais beaucoup reste à faire…

Pour aboutir à une véritable reconnaissance de notre exercice, une amélioration de nos conditions de travail et des réponses apportées aux élèves, le SNICS-FSU revendique un véritable plan d’urgence :

RECRUTEMENT massif,

REVALORISATION réelle,

RECONNAISSANCE par le biais d’une formation spécifique à notre exercice,

RESPECT des besoins des élèves.

A la recherche des annonces perdues

Dans le cadre du grenelle de l’éducation et au regard de la mobilisation de plus de 700 infirmières de l’Éducation Nationale, un groupe de travail a été positionné le 11 juin.

Le Ministre entend reconnaître le rôle central joué par les infirmières et améliorer l’attractivité de notre profession par des revalorisations indemnitaires et des formations.

Les annonces promises la veille à la délégation du SNICS ne sont pas au rendez-vous. Les propositions du Ministre sont inacceptables en l’état.

Grâce au SNICS et à la manifestation, certaines lignes ont bougé, notamment sur la politique de ventilation de l’enveloppe indemnitaire.
Le ministère a acté la nécessité de réduire les disparités engendrées par le RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel).

Les propositions tendent vers une égalité indemnitaire au sein de notre corps entre groupe 1 et 2 avec une priorité donnée aux infirmières affectées dans un établissement doté d’un internat.

Communiqué de presse - 10 juin 2021

Diaporama du Webinaire - 11 mai

Nos intervenants qui ont participé à ce webinaire:

Gilles Devers

Avocat spécialisé en droit de la santé – Ancien infirmier hospitalier – Enseignant – Chercheur à l’Université de Lyon III Auteur de nombreux ouvrages et articles sur le droit, la déontologie et la pratique du soin et de l’art infirmier. Il interviendra sur la consultation infirmière au cœur du système de santé.

Paul Devin

Inspecteur de l’Éducation nationale – Président de l’Institut de recherche de la FSU- Secrétaire général du Syndicat National des Personnels d’Inspection ( IEN-IA-IPR). Il interviendra sur la souffrance au travail engendrée par des mécanismes et pratiques de management.

« Essentielles, pas invincibles, pas invisibles ! »

Face à une spécificité d’exercice en mal de reconnaissance, peu attractive, aux conditions de travail difficiles et fortement dégradées, les infirmier.es de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ont participé massivement au congrès national extraordinaire du SNICS-FSU ce 11 mai 2021.

Elles-ils dénoncent un gouvernement déconnecté et spécialisé en éléments de langage.
Alors que le Ministre de l’Éducation nationale se targue d’une volonté de revaloriser les métiers et se répand dans les médias sur les avancées du Grenelle de l’éducation,

Alors que le Ministre des Solidarités et de la Santé vante un historique accord dit du « Ségur de la Santé », axé sur une reconnaissance considérable à l’égard de celles et ceux qui ont été en première ligne pour lutter contre l’épidémie,

Alors que le Premier Ministre encense les infirmier.es, témoigne de leur abnégation, de leur sens du devoir, de leur attachement à leur métier et au Service public…

Douche froide pour les infirmier.es de l’Education nationale !

La force, la grandeur, l’attractivité du Service public d’éducation et l’engagement sans faille des infirmier.es méritent bien plus que des effets d’annonce.
A moyens constants, leurs conditions de travail qui ne cessent de se dégrader (manque de moyens, surcharge et surcroit de tâches, souffrance au travail, perte de sens, formation insuffisante, management inadapté) ont des conséquences délétères sur l’état de santé des infirmier.es et leur motivation… mais aussi sur la santé et la réussite scolaire des élèves et des étudiant.es laissés sans accueil et sans écoute au moment où ils en ont impérativement besoin ! …
 
Oublié.es du Ségur de la Santé et négligé.es du Grenelle de l’Education, elles-ils sont scandalisé.es et exigent des revalorisations dignes de leurs responsabilités et compétences, pas l’aumône.
Pour rasséréner notre profession déjà trop éprouvée, le SNICS-FSU et les infirmier.es exigent un plan d’urgence :
– Un recrutement massif d’infirmier.es de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur
– Une revalorisation pérenne des salaires au niveau de la catégorie A type
– Une formation de spécialité ambitieuse à la hauteur des enjeux de L’Ecole
– De réelles mesures visant leur protection et l’amélioration de leurs conditions de travail.

Les infirmier.es de l’Education nationale ne peuvent plus se taire et seront dans l’action à Paris le 10 juin prochain pour faire entendre et aboutir leurs revendications.

Lettre ouverte du SNICS-FSU au Ministre de l’Éducation nationale de la Jeunesse et des Sports.

Monsieur le Ministre,

Réuni en séance extraordinaire le 10 novembre 2020, le Conseil National du SNICS-FSU  tient à vous alerter solennellement de la surcharge et de la dégradation des conditions de travail des infirmier.es de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur.

Au manque de moyens de tout ordre et au malaise profond, pour lesquels nous vous interpellions avant cette crise, s’ajoute une charge travail accablante qui s’alourdit proportionnellement à l’aggravation de la crise sanitaire et sécuritaire que nous traversons.

Depuis mars, les infirmier.es de l’Éducation nationale se mobilisent sans faille et continuent de se mobiliser dans la bataille contre le coronavirus. Saturé.es par les demandes légitimes des élèves et de l’ensemble de la communauté éducative, elles-ils travaillent à flux tendu avec du matériel inadapté, des protocoles mouvants et difficilement réalisables occasionnant une surcharge réelle de travail.
 

Les élèves subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire et économique que traverse notre pays, auxquelles s’ajoute la menace terroriste qui vient de frapper durement l’École.

Ces traumatismes se répercutent inévitablement sur leur santé psychique et physique à court, moyen et long terme. Elles-ils sont demandeurs de consultations infirmières et revendiquent, avec leurs familles, une présence renforcée d’infirmier.es sur leur lieu de vie pour répondre à leurs demandes et besoins.
 
Nous vous avions également alerté sur l’impérieuse nécessité de renforcer les moyens d’action des infirmier.es pour : prendre en charge les élèves qui se présentent en masse aux portes des infirmeries ; mettre en place et adapter les protocoles sanitaires ; conseiller les chefs d’établissement, les équipes et les familles ; réaliser les actions de prévention individuelles et collectives nécessaires. À nos nombreuses missions s’additionnent les conséquences scolaires et sanitaires de cette pandémie :  perte des repères, décrochage scolaire, augmentation des violences intrafamiliales, troubles de la socialisation, cyber-harcèlement, augmentation des conduites à risque, consommation de psychotropes en hausse, addiction aux écrans, troubles des rythmes du sommeil, troubles anxieux, retards aux soins…
 
Ajoutons à cela la gestion très chronophage des cas potentiels de Covid-19 et du « contact-tracing » pourtant dévolu aux Agences Régionale de Santé, aux CAPM ainsi qu’aux plateformes de Santé Publique France.
 

Nous réitérons notre cri d’alarme : trop, c’est trop, nous ne pourrons faire plus, Monsieur le Ministre.

Les infirmier.es de l’Éducation nationale ne peuvent pas réaliser les tests d’orientation diagnostique nasopharyngés pour la détection du sars-cov2 pour les personnels des établissements scolaires au détriment de leurs missions en direction des élèves et étudiant.es.
 
Il est plus que nécessaire de solliciter la sécurité civile et les professionnel.les de santé libérales et libéraux volontaires qui subissent une nouvelle perte d’activité.
 
Pour obtenir une politique de dépistage opérationnelle et efficace, des espaces de test doivent être déployés à proximité directe des établissements scolaires afin de permettre de tester rapidement les élèves, les personnels mais également leurs proches.
 

Les élèves subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire et économique que traverse notre pays, auxquelles s’ajoute la menace terroriste qui vient de frapper durement l’École.

L’intérêt général appelle à ne laisser aucun élève au bord du chemin, sans accueil, sans écoute, sans réponse lorsqu’on sait les conséquences délétères que cela engendrera sur leur réussite scolaire mais également à l’échelle de leur vie.

Pour ce faire, il vous faut créer des postes infirmiers en urgence et les pourvoir grâce aux listes complémentaires du concours.
 
Plus que jamais, notre contribution à la réussite scolaire de tous-tes les élèves est primordiale et déterminante.
 
Plus que jamais, nos missions ont du sens et les élèves et leurs familles nous plébiscitent à travers 18 millions de consultations infirmières.
 

Parce que les infirmier.es de votre Ministère sont épuisé.es et en colère, elles-ils ont décidé de se réunir en congrès national extraordinaire le jeudi 26 novembre prochain.

Monsieur le Ministre, nous vous demandons de bien vouloir recevoir une délégation de notre syndicat le jour de ce congrès afin de vous transmettre les revendications et propositions des infirmier.es de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur qui, soyez en assuré, ont à cœur l’intérêt général, l’intérêt des Élèves et du service public de l’Éducation.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre respectueuse considération.

Proposition d’avis du CHSCTMEN sur les infirmier.es de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur