l’ÉCOLE NE PEUT DÉROGER À LA PRUDENCE ET À LA SÉCURITÉ

“Jamais dans l’histoire de notre pays nous n’avons connu une telle situation” a déclaré le Premier Ministre.

Pour le SNICS, jamais dans l’histoire de notre pays et de l’École, nous n’aurons connu de telles incohérences et carences.

Les infirmier.es de l’Éducation nationale, référent.es de santé de la communauté scolaire, doivent assurer la sécurité et la protection des élèves et des personnels. Ils-elles ont l’obligation d’assurer la qualité des soins, la sécurité des élèves et des personnels pris en charge. En l’état, la réouverture des établissements scolaires, l’improvisation, l’approximation ne permettent pas une garantie en matière de sécurité et de santé. Dans la gestion de cette crise, les éléments de langage sont habiles mais ne répondent pas à une stratégie nationale cohérente.

Pourquoi faire rentrer les petit.es alors que pour les plus grand.es (collèges, lycées), la rentrée est repoussée ?

Le calendrier préalablement proposé était trop précipité pour permettre l’élaboration, l’adaptation et la mise en œuvre satisfaisante des protocoles sanitaires, prérequis indispensables et incontournables à toute possibilité d’accueil.

Si le confinement et la continuité pédagogique à distance creusent inexorablement les inégalités sociales et de santé et l’égal accès à la réussite scolaire, la complexité de la situation appelle à la sécurité sanitaire.

Le chemin de l’École est impératif mais pas à n’importe quel prix.

 

Nous ne pouvons nous satisfaire d’un déconfinement et d’un plan sanitaire « low cost ». La politique du “Stop and Go” doit cesser. L’État doit cesser de se défausser. La clé du déconfinement passe également par le dialogue social comme préalable à la reprise de l’activité.
 
À l’instar de l’éducation, la santé est un droit fondamental pour toutes et tous.
 
L’État et notre ministère doivent doter le service public de l’Éducation de moyens suffisants afin d’assurer la sécurité, la santé et la protection des élèves et personnels.
 
Le recrutement massif d’infirmier.es est indispensable. A l’Éducation nationale, leurs missions s’inscrivent dans la lutte contre les inégalités sociales et de santé au service de la réussite scolaire de tous-tes les élèves.
 
Seul.es professionnel.les de santé affecté.es dans les établissements scolaires, plébiscité.es par les élèves, les infirmier.es de l’Éducation nationale ont et auront nécessairement un rôle primordial dans cette crise en participant à une partie du triptyque de la stratégie sanitaire, “ protéger, tester, isoler”.
 
Le SNICS sera vigilant afin d’accueillir les élèves et les personnels dans un cadre protecteur. Il ne participera pas un nouveau chaos sanitaire.