L’atermoiement tue la santé à l’Ecole! – COMMUNIQUE DE PRESSE SNICS-FSU du 15 mars 2022

Nous le savons toutes et tous, la jeunesse est fortement impactée par le futur «radieux» que lui promet notre société.
Bousculée par un avenir fait d’incertitudes, ballotée par l’enchainement des crises en tous genres : économiques, politiques, sociales, migratoires, climatiques, géopolitiques, sanitaires et maintenant la guerre…

La santé physique et psychique des jeunes se dégrade et avec elle l’avenir de notre société.

L’heure des constats est dernière nous, les politiques d’affichage en cours ne sont pas à même de lutter efficacement contre la dégradation de l’état de santé des jeunes. Les inégalités sociales et de santé s’accentuent chaque jour, mettant à mal le principe d’égalité d’accès à la réussite scolaire.

Alerté depuis de nombreux mois, sur les conséquences à moyen et long termes de la pandémie, le gouvernement se refuse à mettre en œuvre un véritable plan d’urgence pour l’École.
Sans créations de moyens supplémentaires alors que les besoins explosent, il prive les élèves et les étudiant.es du bénéfice de l’accueil, de l’écoute, du conseil, du repérage et de l’orientation iqu’offre la consultation infirmière de premier recours dans les établissements scolaires et les universités.

L’atermoiement n’a que trop duré !

C’est pourquoi le 22 mars 2022, à l’appel du SNICS-FSU, les infirmières de l’Éducation nationale -soutenues par l’ensemble de la communauté scolaire- se réunissent en congrès national extraordinaire le matin, suivi d’actions dans toutes les académies.

Une table ronde sous forme de conférence de presse sur « La santé à l’École, un droit de l’enfant !? » se tiendra de 10h à 11h avec la participation de VL, de l’UNEF, de la FCPE, de la FSU et d’experts.

Le contexte de guerre dans lequel nous évoluons aujourd’hui renforce notre détermination à revendiquer plus de moyens pour les élèves et les étudiant.es.

Le SNICS FSU ne laissera pas sacrifier la jeunesse…

Les inégalités sociales et de santé se sont creusées avec la crise sanitaire et les jeunes font partie des plus impactés par ces injustices, alors que, paradoxalement, ce sont les moins touchés par la maladie.
Depuis des mois, le SNICS FSU alerte le Ministre sur les conséquences à moyen et long termes de la pandémie et demande un vrai plan d’urgence pour l’Ecole.

Cette situation n’a que trop duré !
Dans son dernier rapport, l’Unicef constatait que les fermetures d’école, les pertes d’emploi touchant les familles et l’augmentation des niveaux de stress et d’anxiété ont affecté la santé mentale des enfants et des jeunes. Chaque enfant doit recevoir une éducation de qualité, être protégé et jouir d’une bonne santé mentale.

C’est pourquoi le SNICS FSU appelle au renforcement de la consultation infirmière de 1er recours, par un recentrage des infirmières sur leurs missions et des créations massives de postes pour répondre aux besoins des élèves et favoriser leur réussite scolaire.

Après la crise sanitaire, la guerre en Ukraine renforce notre détermination à revendiquer plus de moyens pour les élèves et les étudiant.es.
Au regard de ce constat inquiétant, le SNICS FSU réunit et mobilise notre profession et toute la communauté scolaire (FSU, SNICS, FCPE, UNL, UNEF, élue.s…) .

Il organise un congrès national extraordinaire le 22 mars 2022

colloque sous forme de webinaire le matin sur la santé des élèves et le rôle primordial des infirmières de l’Education nationale, actions dans les académies l’après midi pour exiger des créations de postes et le recentrage sur les missions.

Ne soyons pas les « oubliées » du CIT
Le SNICS-FSU appelle aussi à reconnaitre l’engagement des infirmières de l’Education nationale et l’utilité sociale de leurs missions par le versement du complément indiciaire de traitement dont les bénéficiaires viennent encore d’être élargis.

Pour accéder au courrier envoyé, cliquez ici

Soyons toutes et tous dans l’action le 22 mars afin d’exiger la mise en œuvre de ces justes revendications, ensemble avec les élèves et étudiants, la communauté éducative et les familles !

Gestion de la crise sanitaire : les élèves vont mal, les inégalités se creusent, les infirmières s’effondrent…

Laisser les infirmières à moyens constants en pleine crise sanitaire, sans protections appropriées et en les excluant de toute reconnaissance malgré leur engagement pour la continuité du service, ne pouvait qu’aboutir à la situation suivante : deux infirmières sur trois se déclarent en souffrance au travail, 66 % d’entre elles envisagent de quitter l’Education nationale, créant des vacances de postes en pagaille dans nombre d’académies.

Cette situation entraine non seulement un abandon de la lutte contre le creusement des inégalités d’accès à la réussite scolaire, mais également des pertes de chance inacceptables en termes de santé.

Alors que le manque d’infirmières était criant avant la crise, face à une explosion des demandes et des besoins, le SNICS-FSU tient, cette fois encore, à dénoncer le trop grand nombre d’élèves et étudiant.es laissé.es sans accès aux consultations infirmières ; c’est à dire sans accueil inconditionnel, sans écoute, sans soins, sans accompagnement et sans orientation.

La pandémie et l’école ouverte ont bon dos !

A-t-on demandé à une autre profession de faire l’impasse sur ses missions ?

Faciliter l’accès aux dispositifs de soins et de prévention pour la jeunesse, n’est-ce plus une priorité de santé publique ?

Considérant la forte dégradation de l’état de santé des élèves et des étudiant.es, il y a URGENCE à renforcer toutes les missions des infirmières de l’Education nationale en direction des élèves et de leurs familles !

Considérant les conséquences de la crise à plus ou moins long terme chez les jeunes, particulièrement touchés, il y a URGENCE à impulser et renforcer les politiques éducatives et de santé en faveur des élèves et des étudiant.es. C’est une priorité de santé publique !

 

Les infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, les parents, les élèves et les étudiant.es seront donc réunis pour lancer un nouvel appel solennel

Elles et ils alertent le gouvernement afin d’obtenir un plan d’urgence pour l’Ecole :

Créer massivement des emplois infirmiers,

Pourvoir en urgence les postes vacants par utilisation des listes complémentaires,

Recentrer les actions des professionnels de santé sur leurs missions au service de la réussite scolaire,

Arrêter l’hémorragie d’infirmières par l’amélioration de leurs conditions de travail et rémunérations,

Créer un Master spécifique « Infirmière de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur » permettant de répondre aux besoins exprimés des élèves, de l’Ecole et aux enjeux de santé publique.

Le SNICS FSU vous propose donc de participer, le 22 mars prochain, à un congrès national extraordinaire sur la santé à l’Ecole, sous forme d’une visioconférence le matin, suivi d’actions dans chaque académie pour obtenir satisfaction.

Soyons nombreuses et dans l’action pour faire entendre la voix de notre profession !

Réservez le 22 mars dans vos agendas dès aujourd’hui et rapprochez-vous du SNICS-FSU de votre académie.

Le lien d’inscription et la convocation pour le congrès vous parviendront ultérieurement.

L’est Republicain Le 8 février 2022