La force du collectif pour obtenir le report de la généralisation de LIEN…

Courrier du SNICS FSU au Ministre le 26 août

Monsieur le Ministre,

J’ai l’honneur au nom du SNICS-FSU, organisation syndicale majoritaire des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, de vous interpeller à nouveau à propos de l’application LIEN.

A quelques jours de la rentrée, l’annonce officielle de votre arbitrage est urgente car beaucoup d’infirmières nous interpellent au sujet de la généralisation à marche forcée de cette application professionnelle non aboutie.

Réunie en congrès extraordinaire à l’appel de notre syndicat le 28 juin dernier, notre profession vous a fait part de ses attentes.

Alors que les remontées des académies pilotes sont très critiques, le dialogue social s’enlise et les modifications demandées unanimement depuis le début des travaux ne sont pas prises en compte.

Le 8 juillet dernier, le SNICS-FSU vous a remis les résultats sans appel de l’enquête réalisée auprès des infirmières en poste dans les établissements et vous a fait part de ses propositions, notamment en matière d’amélioration du dialogue social.

 

La poursuite de la phase d’essai dans les académies pilotes, conjuguée à la mise en place d’un véritable dialogue échelonné sur l’année scolaire, est une proposition d’équilibre visant l’amélioration de l’application, la levée des blocages et incompréhensions, mais également l’adoption d’un texte législatif sur la délivrance des médicaments dits d’usage courant.

Concernant la proposition de maintenir la généralisation du logiciel tout en maintenant l’outil actuel, le SNICS-FSU y est opposé ; il nous semble déraisonnable d’imposer aux infirmières de jongler en permanence avec deux et parfois 3 outils numériques.

Confrontées à un manque structurel de moyens et devant faire face une explosion des demandes des élèves, les infirmières de votre ministère ont au contraire besoin d’être rassurées, soutenues et reconnues.

En appelant à votre haute bienveillance, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de mon profond respect.