Groupe de travail sur les revalorisations

Suite aux nombreuses interpellations de la FSU pour dénoncer la faiblesse des salaires de l’ensemble du personnel de l’Education nationale et du contexte social en cette rentrée, le Ministre de l’Education a retrouvé un « petit bas de laine » à consacrer aux personnels dès cette année !

Le groupe de travail concernant la revalorisation des infirmières s’est tenu le 4 octobre.

Les propositions de l’administration sont d’attribuer 700 euros brut d’IFSE par an et par infirmière, avec un effet rétroactif au 1 er janvier 2022.

Chaque infirmière percevra donc 528 euros net de plus sur sa paie de novembre, puis seulement 48 euros net par mois. Si cette coquette somme est évidemment bienvenue dans la période actuelle, le SNICS FSU est intervenu lors du GT pour dénoncer son montant car il reflète une ventilation globale très injuste de cette enveloppe. Les infirmières ont, cette fois encore, obtenu le montant le moins élevé, comment comprendre que certains corps se voient attribuer 3000 euros net de plus ?

Traduction : les infirmières sont moins méritantes que les autres ?!

Entrant en négociations et sachant des marges de manœuvre possibles, le SNICS FSU a revendiqué un effort supplémentaire à la hauteur de l’engagement de nos collègues depuis des mois. Cela permettrait, dans l’attente des négociations à venir déjà annoncées, d’envoyer un message fort à notre profession afin d’en contenir la fuite.

L’interpellation du SNICS FSU se poursuit par une audience bilatérale, à notre initiative, avec la Direction générale des ressources humaines le 5 octobre.

Entre autres problématiques de gestion de ressources humaines, politique de gestion, formations (Master et DPC), recrutements, risques psychosociaux, sens du métier, outils professionnels, nous avons pu aborder la question de l’attractivité de notre profession et celle des injustices salariales.

Le SNICS FSU a porté la nécessité d’un plan d’urgence de nature à endiguer la fuite des infirmières de l’Education nationale, c’est-à-dire le complément de traitement indiciaire (+ 183 euros/mois), la catégorie A type (+500 euros), l’IFSE de catégorie A (+320 euros), un déroulé de carrière amélioré avec une augmentation des taux de promotions pour atteindre 40% de collègues en hors classe (homothétie FPH). Le Ministère est actuellement doté de budgets insuffisants, il réaffirme néanmoins son attachement aux infirmières de l’Education nationale dont il a décidé de faire une priorité.

Nos revendications seront portées au Ministre.

Pour 2023, le SNICS FSU a eu l’annonce d’une harmonisation indemnitaire avec les assistantes de service social, mais qui n’est envisagée actuellement que sur plusieurs années.

Pour le SNICS FSU, c’est insuffisant et la priorité annoncée pour notre corps doit se traduire dans les faits par des mesures budgétaires concrètes.

 

GT concours réservé de catégorie B

Le groupe de travail du 4 octobre a permis de concrétiser l’engagement de la Direction générale des ressources humaines suite à l’interpellation du SNICS FSU.

Les collègues de catégorie B bénéficieront effectivement d’un concours spécifique leur permettant d’intégrer la catégorie A.

L’objectif partagé avec l’administration est d’aboutir à 100% d’intégration de ces collègues par un concours sur titre et sur épreuve simplifié tenant compte de leur expérience.

Le concours se déroulera cette année avec un dossier composé de leur diplôme et d’un CV type équivalent à un état de carrière, puis d’une épreuve orale de 20mn (5mn de présentation du CV et 15mn d’entretien avec le jury).

Le jury, reflétant la disposition statutaire de notre corps sera donc composé d’un personnel RH catégorie A (président), d’un chef d’établissement (vice-président) et de deux infirmières (membres).

A la « réussite » du concours, le reclassement sera fait à l’échelon identique ou immédiatement supérieur dans la grille de catégorie A (cf ci-dessous).

Le SNICS FSU est intervenu pour que les 44 collègues de catégorie B concernées bénéficient toutes d’une information individualisée et directe de cette opportunité.

NB : la catégorie active est aujourd’hui conservée dans la catégorie A.

Pour plus d’infos, contactez les représentantes du SNICS FSU de votre académie.

 

Concours réservé pour permettre aux infirmières de catégorie B d’intégrer la catégorie A en 2023

Là aussi le combat fut long, mais la pugnacité du SNICS FSU a permis d’obtenir un levier pour un décret. Après plusieurs relances, la Direction générale des ressources humaines répond à notre courriel du 15 avril 2022 et annonce l’ouverture de travaux permettant à nos collègues de catégorie B d’intégrer enfin la catégorie A par le biais d’un concours réservé (concours unique en 2023), mettant ainsi un terme aux inégalités de traitement.

Il s’agira de mettre en œuvre les dispositions de l’article 13 du Décret n° 2021-1803 du 23 décembre 2021 revalorisant le déroulement de carrière des corps des infirmiers des administrations et services médicaux des administrations de l’Etat :

Art. 13. – Pendant une période de trois ans à compter de l’entrée en vigueur du présent décret, des concours ouverts en application des dispositions du 2o de l’article 19 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée pour l’accès aux deux grades des corps régis par le décret du 9 mai 2012 susvisé peuvent être réservés aux fonctionnaires relevant des corps régis par le décret du 23 novembre 1994 susvisé, justifiant d’au moins cinq années de services publics effectifs. Les candidats aux concours doivent être en possession de l’un des titres ou diplômes prévus par les dispositions statutaires relatives au recrutement dans les corps régis par le décret du 9 mai 2012 susvisé. Les règles d’organisation générale de ces concours sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé de la santé, du ministre chargé de la fonction publique et, le cas échéant, du ministre dont relève le corps.

L’article 14 précise, en cas d’admission au concours, les modalités de reclassement qui s’appliqueront.

Le SNICS FSU interviendra dans le groupe de travail à venir pour obtenir des modalités facilitées prenant en compte leurs années d’expertise et d’exercice.

 

Courriel du SNICS FSU au Directeur général des ressources humaines le 15/4/22

Monsieur le Directeur général,

J’ai l’honneur au titre du SNICS-FSU d’appeler votre attention sur l’article 13 du Décret n° 2021-1803 du 23 décembre 2021 revalorisant le déroulement de carrière des corps des infirmiers des administrations et services médicaux des administrations de l’Etat.

Ce texte ouvre également la possibilité aux ministères d’organiser temporairement des concours réservés permettant aux infirmiers relevant du décret du 23 novembre 1994 (catégorie B) d’accéder aux corps régis par le décret du 9 mai 2012 (catégorie A).

Le SNICS-FSU souhaite que l’administration se saisisse rapidement de cette possibilité qui permettrait de répondre, aux demandes répétées des infirmières relevant du corps des infirmières de l’Education nationale- catégorie B, d’intégrer le corps des infirmières de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur- catégorie A.

L’intégration de ces 53 collègues par voie de concours permettrait de résoudre définitivement les difficultés de gestion générant des inégalités, liées à la présence de deux corps sur des missions identiques, ce que le SNICS-FSU pointe avec régularité.

Dans l’attente d’une proposition de rencontre, nous vous remercions de l’attention portée à notre demande.

Respectueusement,

Saphia Guereschi
Secrétaire générale du SNICS-FSU

Décret du Ministère de la transformation et de la fonction publiques

Des salaires ... pas à la hauteur

CTI, courrier du SNICS FSU au Ministre de la Fonction publique le 12 juin 2022

Monsieur le Ministre,

J’ai l’honneur au nom du SNICS-FSU, organisation syndicale majoritaire à 58 % chez les infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, de renouveler mon interpellation sur l’accroissement des injustices salariales pour les infirmières de l’Éducation nationale, notamment « oubliées » du périmètre du complément de traitement indiciaire.
Le complément de traitement indiciaire, d’abord versé aux seuls personnels de la Fonction publique hospitalière, a depuis été élargi à deux reprises, dont la dernière fois le 18 février dernier pour les travailleurs de service social. Aujourd’hui, aucun argument valable ne permet de justifier l’exclusion des infirmières de l’Education nationale du périmètre de ce complément indiciaire.
L’engagement sans faille des infirmières de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur a fortement participé au maintien de « l’École ouverte » au prix d’un épuisement professionnel alarmant puisque deux infirmières sur trois se déclarent en souffrance au travail. Et aujourd’hui encore, elles sont en première ligne pour prendre en charge les besoins de santé accrus des élèves et les conséquences à moyen et long termes de la pandémie.
Tout en tenant compte des revalorisations liées à la transposition des mesures indiciaires du Ségur de la santé, leur salaire moyen reste de 580€ mensuel en deçà des autres corps de catégorie A, et leur régime indemnitaire moyen de 390€ est d’un niveau de catégorie B.
Les infirmières du ministère de l’Education nationale n’acceptent plus d’être ainsi méprisées, 66% d’entre elles envisagent même de quitter leur emploi. A l’heure où les besoins des élèves et des étudiant.es explosent, les difficultés de recrutement n’ont jamais été aussi importantes et l’exclusion injustifiée du complément indiciaire de traitement ne fera qu’aggraver cette perte d’attractivité.
Je vous demande d’agir pour résorber ces injustices salariales par l’octroi rétroactif du complément de traitement indiciaire à notre corps et par la mise en œuvre de revalorisations indiciaires légitimes permettant à cette profession hautement féminisée d’atteindre le niveau de catégorie A auquel elle a droit.

Je sollicite une audience et vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de mon profond respect.