Cher.e collègue,
Tout ce que vous n’avez pas perdu, vous l’avez gagné …
A l’occasion de nos 30 ans, avec l’enthousiasme et la lucidité qui l’animent, Brigitte Le Chevert – fondatrice du SNICS et de la FSU – nous a appelées à regarder l’histoire, celle de nos combats à l’aune du contexte de forte régression sociale dans lequel nous évoluons. Il est vrai que nous pouvons collectivement être fières du SNICS-FSU, des valeurs qu’il défend et qui nous unissent, des nombreux acquis individuels et collectifs qu’il arrache, un à un, au fil des ans, pour améliorer nos conditions de travail, d’emploi et faire reconnaître notre belle profession à sa juste place dans l’École et dans toute la société.
Le combat collectif et massif, la détermination et la pugnacité permettent de gagner !
Enchaînant les réformes régressives, le gouvernement a poursuivi sa politique de réduction de l’État, des services publics et de leur rôle protecteur, conduisant à l’affaiblissement des droits de la population en général. Les attaques contre ce qui fonde la solidarité et la cohésion sociale sont frontales, brutales même. Le creusement des inégalités qui en découlent est un terreau fertile pour le ressentiment et le sentiment d’insécurité, faisant le lit de l’extrême droite, prête à accélérer les attaques contre les services publics, les fonctionnaires, les conditions de travail, le droit de toutes et tous, mais plus particulièrement des femmes et des minorités.
Une seule certitude en cette rentrée, nous devrons agir collectivement et dans l’unité pour nous protéger.
Au sein de la FSU, le SNICS œuvrera pour protéger: notre démocratie, notre République et ses valeurs de « Liberté, Égalité, Fraternité » ; la Fonction publique, solide et universelle, essentielle pour la société; tous les services publics et garantir leur indépendance, particulièrement ceux d’Éducation et d’Information, pilier d’une démocratie possible; les fonctionnaires pour qu’elles et ils restent au service des usager.es et de l’intérêt général; nos systèmes de santé et de solidarité, vecteurs de cohésion et d’égalité; les salariés, les conditions de travail, les acquis sociaux et les salaires ; les femmes et les minorités de la propagation de la haine et des discriminations; la paix en refusant l’engrenage de la violence et la mise au pas de la jeunesse …
Continuons à nous faire entendre, la seule contrepartie à la revalorisation doit être la spécialité !
Face aux politiques d’austérité, d’inégalités et d’injustices, renforcer le collectif syndical est indispensable. Le SNICS-FSU vous invite à vous (re)syndiquer pour gagner nos combats car de belles victoires sont encore devant nous !
Saphia Guereschi, secrétaire générale
Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu
B. BrechtB. Brecht