Groupe de travail LIEN

Groupe de travail LIEN

Après une démonstration du logiciel et des onglets en activité, le Directeur de la Dgesco souhaitait un dialogue sur les éléments présentés qu’il découvrait lui aussi à l’occasion de ce GT.

Quelle curieuse surprise, à la présentation du logiciel et des différents items ce jour, de découvrir qu’ il s’agit d’une démarche de soins détaillée alors que des collègues « expertes de terrain » travaillent dessus depuis 2/ 3 ans déjà…

Le SNICS-FSU a demandé un calendrier clair, une amélioration du dialogue social avec la présence de représentants des personnels dans les comités d’utilisateurs pour tester vraiment l’outil et permettre de remonter les modifications nécessaires.

Le SNICS FSU a réitéré ses remarques et questionné sur :

– L’amélioration du quotidien des infirmières avec une application plus fluide que Sagesse

– Sa vigilance par rapport aux droits des élèves et au respect du secret professionnel (avec le rappel des textes de 2007 et la différence entre service de soins et exercice à l’Education nationale), au partage des données, à l’amélioration concrète des échanges et du travail en collaboration avec nos collègues de travail ( infirmières, AS, médecins, psyEN) et les communications avec les partenaires extérieurs : l’arbitrage de la direction des affaires juridiques (DAJ) est en attente à ce sujet et les partages ne peuvent être envisagés avec médecins/AS/psyEN que quand leurs propres logiciels seront finalisés;

– Le « volet 2 » du cahier de l’infirmière et la mise en exergue de l’activité de l’infirmière de l’EN en matière de promotion de la santé et sa participation active aux politiques éducatives de santé mais également aux politiques de protection de l’enfance- à l’école inclusive etc.

– Des questions déjà posées à la réunion précédente et restées sans réponses sur le bilan de santé de la 12è année (pas intégré mais qui le serait pour la généralisation sans être testé hors comité d’utilisateurs !), la fiche d’urgence, la récupération des données, le 1 er degré…

Sur le 1er degré, réponse plutôt positive puisque, s’il n’est pas encore intégré, « son utilisation est prévue et sera possible après toilettage des bases élèves » ; la dotation de matériel permettant son utilisation est en réflexion.

Nous sommes aussi intervenues pour demander de rendre plus visible la dimension partenariale de notre travail ainsi qu’obtenir l’amélioration et la facilitation du recueil des statistiques sur des indicateurs pertinents (besoins de l’élève). Cette préoccupation est dite partagée par l’administration qui propose de leur faire remonter des indicateurs qui nous paraissent importants à recueillir, en complément de ceux qu’ils identifient pour l’Éducation nationale qui travaille en ce moment avec l’ORS pour les définir… Et l’expertise des infirmières alors!?…

Des points plus tendancieux :

– Les problématiques de santé retenues se limitent à celles du carnet de santé au lieu de permettre la prise en compte des diagnostics infirmiers

– Aucun onglet spécifique sur ces mêmes diagnostics

– La différenciation rôle propre/rôle prescrit, dont le SNICS FSU demande la suppression. En effet, chaque infirmière connait ce qui entre dans ces 2 rôles sans qu’il soit besoin d’en faire des onglets différents, ce qui complexifie la saisie. Contrairement à SAGESSE, il n’est pas anodin de voir inscrite la délivrance des médicaments d’usage courant dans un rôle prescrit. Gardons à l’esprit la participation active de l’académie de Nancy- Metz dans ce projet et sa position singulière et rétrograde sur le rôle infirmier en matière de délivrance de médicaments d’usage courant…ou sur les consultations infirmières des mineures sans autorisation parentale …bref..

Sur ce dernier point, dont l’administration reconnait l’importance et la nécessité pour permettre la réussite scolaire des élèves, la promesse de sécurisation par un texte réglementaire n’est pas encore tenue, par manque de véhicule législatif pour y parvenir. Le SNICS FSU demande d’aboutir au plus vite sur ce sujet afin de lever toute ambiguïté et faire cesser les pressions subies par les collègues de certaines académies.

Un calendrier des réunions mensuelles de janvier à mars doit nous être envoyé rapidement suivi des outils permettant de tester le logiciel afin, comme le SNICS FSU le demande, de pouvoir éclairer les travaux de remontées pertinentes afin de faire évoluer l’outil.

Au total, beaucoup de choses sont encore à travailler et à améliorer, pour l’instant, la montagne n’a accouché que d’une souris…une souris que SNICS s’engage à faire grandir activement.