Le 30 avril 2024 lors de cette audience multilatérale, la conseillère sociale a rappelé les différents échanges, sous Gabriel Attal, concernant la revalorisation des infirmières. N’ayant pas de réponses à apporter aux organisations syndicales, le cabinet a préféré laisser couler de l’eau sous les ponts!
Il a confirmé que la revalorisation sera versée sur le salaire de mai à la fois en indiciaire et en indemnitaire. L’objectif de cette réunion tardive était de répondre aux questions des organisations syndicales et de présenter Mr LEMOINE, conseiller en charge du dossier « École pour tous ».
Le SNICS-FSU a regretté le silence du cabinet depuis plusieurs mois et l’ajournement systématique de nos rencontres pour proposer une rencontre multilatérale qui permettra au mieux de faire un tour de table des différentes organisations syndicales mais en aucun cas d’échanger et de débattre concrètement et sincèrement. Nous sommes revenus avec insistance sur les propos inquiétants tenus par Mme BELLOUBET au Sénat et à l’Assemblée Nationale. Nous avons exprimé notre surprise quant aux modalités de ces annonces, en effet, il aurait été opportun de prévoir une rencontre avec les organisations syndicales représentatives en amont des annonces publiques au sein des deux chambres.
Le SNICS-FSU a réaffirmé l’importance d’une véritable politique éducative sociale et de santé en faveur des élèves. Pour permettre sa mise en œuvre, nous avons revendiqué l’importance de la formation des INFENES qui passerait par la création d’un master et d’une spécialité Infirmière conseillère de santé.
Alors que se déroulent, actuellement, au ministère de la Santé, des discussions autour de la refonte du diplôme d’Etat et laissant apparaître une ouverture pour la création d’une spécialité, nous avons demandé à la Ministre de se saisir l’opportunité qui lui est offerte.
Le SNICS-FSU a interrogé le cabinet sur l’augmentation du recrutement évoqué par Gabriel Attal lors de son discours de politique générale.
Et enfin nous avons sollicité le cabinet sur la nécessité de se positionner et d’avancer dans le dossier LIEN.
Le conseiller de la Ministre en matière de santé et d’égalité, s’est voulu rassurant, il a réaffirmé l’importance de la place des questions de santé et des acteurs de la santé auprès de la Ministre de l’Éducation nationale et selon lui, c’est dans ce sens qu’elle a associé les quatre corps (INFENES, médecins EN, Psychologues et Assistantes de service sociale). La santé à l’école a besoin d’être mieux coordonnée et de façon globale pour être plus efficiente.
Il a reproché au fonctionnement actuel l’existence de 4 chaines de commandements en tuyaux d’orgue alors qu’il s’agit de question nécessitant une coordination de tous les acteurs.
A plusieurs reprises, il a évoqué les différents rapports qui proposent un service départemental de santé ainsi que le dernier sorti celui des assises de la pédiatrie et de la santé de l’enfant. Il nous a soutenu qu’il s’agissait de préconisations et non de décisions. Quand a la décentralisation , il a reconnu que « le dossier est encore dans les cartons du gouvernement » sans pouvoir dire qu’elle sera in fine la position retenue par l’Elysée.
Ne soyons pas dupes !
Le cabinet s’appuiera sur les différents rapports commandés (dont celui des assises pour lesquels le MEN a demandé des préconisations sur le champ scolaire) pour piloter sa volonté de réforme, et malheureusement ils ne sont pas en notre faveur ! Nous devrons être vigilants et à la manœuvre pour éviter le service de santé scolaire. Les organisations syndicales majoritaires ont réaffirmé que le service de santé scolaire était une ligne rouge à ne pas dépasser !
Mr Lemoine affirme la revue des missions des médecins scolaires mais soutient qu’il n’y a pas de changement pour les infirmières. Alors pourquoi cette multilatérale? Pourquoi une réforme? Le SNICS sait pertinemment que le texte des missions n’a pas besoin d’être revu (dans un premier temps) pour créer un service.
Le SNICS-FSU a rappelé que le service doit être au niveau de l’établissement car c’est là que les équipes pluri-professionnelles sont autour de l’élève. Pour nous c’est au sein de l’établissement que la santé à l’école sera la plus efficace et non dans les CMS! Nous demandons, à nouveau, une réelle impulsion, l’application et l’évaluation des textes de 2015. En effet, les cellules nationales et académiques n’ont pas été mises en place.
Concernant LIEN, n’obtenant pas d’avancées avec la DGESCO, le SNICS-FSU a demandé un arbitrage politique sur la problématique de fond du logiciel. Aucune réponse n’a été apportée.
Concernant la prime de 800€, le cabinet a été interpelé sur les difficultés des infirmières de l’Enseignement supérieur et les infirmières contractuelles à pouvoir en bénéficier. Le cabinet va le signaler auprès de ses homologues de l’Enseignement supérieur. Le SNICS-FSU a complété son action de courriers aux Ministres et aux Recteurs et Chanceliers des Universités concernés.
Les vieux serpents de mers de la décentralisation et du service médical de santé scolaire sont bien de retour, les menaces bien réelles, le SNICS-FSU n’acceptera pas de voir notre place et notre rôle professionnel restreint au champ médical et refuse toute subordination médicale superfétatoire.