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Ça y est : cela devient concret.

Les 100 postes ont été ventilés.

Rien n’a été simple.*

Souvenons-nous : le 10 juin dernier, nous étions, infirmières, assistantes sociales et psychologues de l’Éducation nationale, réunies par la FSU, mobilisées pour exiger la reconnaissance de nos professions et des moyens pour l’École.

Dans un contexte d’austérité budgétaire, nous avons obtenu 300 emplois.

Puis, en novembre 2025, à la suite d’une audience avec le ministre de l’Éducation nationale, un engagement a été pris : celui d’une création pluriannuelle d’emplois.

Ces 100 postes en sont aujourd’hui la première traduction concrète.

Mais jusqu’au bout, il a fallu agir.

La semaine dernière encore, une intervention du SNICS-FSU en comité social d’administration ministériel a été nécessaire. Au regard des réponses, une nouvelle interpellation du ministre ce 17 mars. Le soir même, le ministère a appelé le SNICS pour confirmer la publication rapide des 100 emplois, qui pourront de ce fait être mis au mouvement, ainsi que la prise en compte des revendications du SNICS-FSU (cf. note du SNICS-FSU).

Ces postes ne viendront pas renforcer les échelons administratifs et ne serviront pas à remplacer les missions médicales.

Ils ont vocation à être positionnés devant élèves, en collèges et lycées, pour renforcer concrètement la présence et la consultation des infirmières à la demande.

La direction de la DGESCO a apporté des garanties claires au SNICS-FSU :

→les redéploiements vers le premier degré (pour faire les VM de 6 ans) ne constituent pas la ligne ministérielle et doivent être stoppés.

→il en va de même pour la suppression des postes d’internat.

Pour autant, rien n’est acquis sans vigilance.

Le SNICS-FSU va maintenant agir dans toutes les académies pour que ces emplois soient effectivement déployés au plus près des élèves, là où les besoins sont les plus forts.

C’est un enjeu d’équité pour les élèves.

C’est aussi une nécessité pour les collègues.

Trop nombreuses sont celles et ceux qui exercent aujourd’hui sur plusieurs établissements, dans des conditions particulièrement dégradées.

Ces créations de postes doivent permettre d’améliorer concrètement les conditions de travail, de réduire les situations de surcharge et de rendre possible le maintien dans l’emploi — sans mettre en danger la santé des professionnel·les.

Nous ne nous sommes pas laissées faire.

Nous avons démontré collectivement notre utilité — et celle de la consultation infirmière — dans un contexte de dégradation de la santé des jeunes.

C’est une victoire.

Une victoire du SNICS-FSU.

Une victoire des infirmières conseillères de santé.

Et nous continuons d’avancer !

* Mobilisations, travail de spécialité auprès des parlementaires, refus de la réforme de la santé scolaire, notes, audiences, interpellations, rencontres multiples : à chaque étape, nous avons agi collectivement pour faire aboutir ces créations de postes.

Note à l’attention de Mme la présidente générale  de l’enseignement scolaire

Lettre à l’attention de Mr le Ministre de l’Education

Répartition administrative des emplois