Contrairement aux affirmations de la DGESCO, les infirmières ne manifestent pas d’ « ENGOUEMENT » pour l’application LIEN, puisque seulement 4900 infirmières s’y connectent quotidiennement. Et poutant, le réseau des ICT attesterait de cette satisfaction générale…
Cette posture ne correspond en rien aux retours collectés par le SNICS-FSU, tant auprès des infirmières en établissement qu’auprès d’ICT, de formatrices et des techniciens des DSI qui constatent à minima toutes les difficultés et incohérences engendrées par cet outil (malgré les quelques améliorations arrachées).
Malgré les chiffres de l’enquête présentée par le SNICS FSU, qui témoigne de votre insatisfaction grandissante et de l’incapacité de cet outil à répondre aux besoins de notre expertise professionnelle, à nos obligations réglementaires comme aux besoins et droits des élèves, la DGESCO s’obstine à soutenir la qualité de l’application…
Malgré 91% des infirmières insatisfaites de LIEN, la DGESCO reste sourde à mettre en place les avancées demandées par notre syndicat, très majoritairement soutenues !
Malgré 96% des infirmières qui jugent inadaptées les composantes de santé, la DGESCO repousse l’amélioration de la saisie par l’intégration des diagnostics infirmiers dont les modalités concrètes deviennent incompréhensibles, puisqu’ils seront liés aux composantes. Composantes de santé qui seules ressortiront au niveau des statistiques !
Malgré 93,7% des infirmières à qui LIEN n’a apporté aucune amélioration à leurs pratiques professionnelles, la DGESCO revient sur son engagement d’intégrer des représentants du personnel dans le comité d’utilisateurs !
Malgré 89% des infirmières qui estiment que cet outil n’améliore ni le recueil , ni l’expression des besoins exprimés par les élèves, la DGESCO acte que cet outil est le dossier de santé de l’élève et non un dossier infirmier, que son objet n’est pas de permettre d’englober le reste de nos missions, et les avancées demandées par la profession ne sont toujours pas mises en place !
Des blocages ou refus injustifiés et incompréhensibles
Conformément à congrès national du 28 septembre dernier en présence du Défenseur des enfants, en sus de la levée des blocages techniques, le SNICS FSU exige notamment :
– que LIEN soit bien comme son nom l’indique le Logiciel infirmier complet comportant le dossier infirmier de l’élève et non « le dossier de santé de l’élève »
– le respect de notre secret professionnel et des droits des enfants
– l’intégration des diagnostics infirmiers prévalents en milieu scolaire
– l’intégration des statistiques en lien avec les diagnostics infirmiers
– l’intégration des missions d’éducation à la santé, de prévention, de conseils et partenariales des infirmières
– des groupes de travail pour avancer ensemble notamment sur le dépistage de la 12éme année
– la mise en place de LIEN dans le 1er degré
– du matériel adapté ( connexion, ordinateur et téléphone portable pour chaque infirmière)
Fort de votre soutien et déterminé, le SNICS FSU porte la parole de la profession :
LIEN est un logiciel « chronophage », « inadapté », « qui accentue la souffrance au travail » des infirmières de l’Education nationale.
Le SNICS FSU continue de travailler et d’être force de proposition afin que LIEN réponde à vos attentes et aux besoins des élèves ; plusieurs audiences au ministère sont déjà prévues.
Après avoir collectivement joué le jeu d’un dialogue qui vire à nouveau au simulacre, nous n’acceptons pas que notre logiciel professionnel soit défini par d’autres et que seules quelques miettes soient laissées à l’appréciation de notre profession.
Malgré les obstacles, le SNICS FSU ne renonce pas à exprimer nos exigences si légitimes.
Ensemble passons à l’action !
Malheureusement, pour être entendues, une fois de plus nous allons devoir démontrer notre détermination à faire respecter notre expertise professionnelle.
Dès la rentrée de janvier 2024 et chaque première semaine du mois jusqu’à obtention, observons une semaine 0 connexion sur LIEN
Pour en savoir plus, contactez vos représentantes départementales ou académiques du SNICS-FSU.