ACTUALITES

VICTOIRE SUR LA DÉLIVRANCE DES MÉDICAMENTS

RÉINSCRIPTION dans la RÉGLEMENTATION

EXIGEANT ET DETERMINE

Face à une lecture réactionnaire et régressive du droit, le SNICS-FSU a œuvré avec force ces derniers mois pour durcir en droit la capacité de délivrance des médicaments dits d’usage courant par les infirmier.es.


Fort de 80 années de pratique, la réécriture du BO des soins et des urgences en cours est pour nous l’occasion d’élargir encore nos compétences pour mieux répondre aux besoins des Élèves.

LES COMBATS DU SNICS ONT PERMIS D’OBTENIR

Avec trois manifestations, le combat mené l’année dernière a contraint le ministère à déposer notre amendement sur la délivrance des médicaments dans la loi pour une Ecole de la confiance. Les multiples rencontres du SNICS avec des parlementaires ont permis de lever certains freins idéologiques et de faire approuver, à l’unanimité des groupes parlementaires, nos compétences et leur utilité au service des élèves. Malgré cette victoire, le conseil constitutionnel a censuré cette mesure.

POUR UNE PROFESSION LIBRE ET EMANCIPEE

Parce que ce combat est juste, malgré les difficultés et les peurs instillées parfois même par nos propres collègues, le SNICS-FSU a poursuivi son action.


Le SNICS a multiplié les rencontres avec notre ministère et œuvré pour que les infirmier.es refusent, dans l’unité la plus large, les protocoles départementaux qui nous étaient proposés. Claquant la porte des travaux en cours sur le BO, nous avons d’une même voix exigé un texte à valeur réglementaire.


Ayant réussi à créer un rapport de force suffisant pour exiger un nouveau cadrage politique,

ce jeudi 03 octobre, le SNICS a obtenu l’ouverture de travaux en vue de la publication d’un texte à valeur juridique pour appuyer la délivrance des médicaments.

Reçus en audience à notre demande par le Directeur Général de l’Enseignement Scolaire, après discussions et argumentations, le ministère a pris position en notre faveur.

Cette fois encore, le SNICS n’a pas cédé aux sirènes de la peur mais a agi pour faire avancer notre profession. Contrairement à certains bruits de couloir, conscients de nos responsabilités, nous n’avons jamais mis en péril la sécurité et l’intégrité de nos collègues.


En attendant ce nouveau texte de loi, nous pouvons et devons continuer à appliquer le Protocole national d’organisation des soins et des urgences. Nous, Infirmier.es de l’Education nationale, n’avions d’ailleurs pas attendu la publication de ce Bulletin officiel en 2000 pour délivrer des médicaments non soumis à prescription médicale pour répondre aux besoins des élèves et des étudiant.es et œuvrer pour leur réussite scolaire.

LE SNICS UN SYNDICAT INFIRMIER PROGRESSISTE

Notre orientation pour un syndicalisme de transformation sociale et progressiste, alliant contestation, propositions, négociations et actions, nous a toujours amené à concevoir et à construire des actions fortes, inscrites dans la durée avec la volonté d’une unité la plus large possible. En tant que syndicat majoritaire et dans l’intérêt de notre profession, nous avons recherché et obtenu l’unité avec le SNIES-UNSA, rassemblant plus de 93% des infirmier.es de l’Education nationale.

Communiqué de Presse SNICS - FSU et SNIES - UNSA

logo

logo snics

Suite aux demandes réitérées de nos syndicats, l’ouverture de travaux sur le protocole des soins et des urgences dans les EPLE a tout d’abord été accueillie favorablement.

Ce texte devait venir compléter la norme établie en 2015, être réactualisé pour mieux répondre aux évolutions des besoins des élèves, et améliorer l’offre de soins en renforçant les pratiques infirmières existantes, notamment en matière de délivrance de médicaments.

Mais ces travaux ont très vite suscité une grande déception: ils souffrent en effet de l’absence de diagnostic partagé et surtout d’un cadre politique clair.

Nous vous avons alerté, et les groupes de travail qui se succèdent sont conflictuels et laborieux. Les comptes-rendus ne reflètent ni les difficultés rencontrées, ni les positions et propositions de chacun.nes.

Comment dialoguer de façon constructive quand la représentativité fait défaut ?

Alors que le protocole de soins et des urgences est au cœur des préoccupations de l’ensemble des équipes pédagogiques et éducatives, et que la «  Politique Educative Sociale et de Santé en faveur des Elèves » devrait être « l’affaire de tous » , ce projet de texte -bien que technique- ne doit pas être le pré-carré des professionnels de santé. Ce texte implique des responsabilités individuelles et collectives pour l’ensemble des personnels.

C’est pourquoi nous réitérons notre demande d’y associer l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la communauté scolaire. Et ce d’autant plus que la version proposée est sensiblement identique à celle déjà proposée en 2014, version qui avait alors suscité un refus unanime de l’ensemble de la communauté scolaire.

Pourquoi faire fi des demandes et des propositions de 93% des INFENES (soit 82,67% des professionnels de santé de votre Ministère), demandant de reprendre ces travaux à partir du texte de 2000 ?

Alors qu’un protocole doit être un document clair et concis, ce projet qui nous est imposé est un « fourre-tout »  de 66 pages qui répond plus aux exigences de la Direction Générale de la Santé qu’aux besoins des élèves et aux préoccupations tangibles de la communauté scolaire. Cette posture reflète l’absence d’évaluation des besoins propres à notre Ministère.

Prenons pour exemple « la vaccination » qui n’est ni un soin, ni une urgence. Ce chapitre devrait être retiré du document. Une simple note permettrait de rappeler à notre institution et à nos partenaires l’implication et la participation de notre Ministère à cet acte collectif de prévention.

Quant aux fiches techniques, censées « permettre » aux agents non formés aux premiers secours de répondre à des situations d’urgence à partir d’une conduite à tenir écrite, leur présence dans ce texte à valeur réglementaire est dangereuse pour tous.

Alors que les infirmier.es de l’Education nationale sont les professionnels.lles de santé les premiers concernés par l’organisation et la mise en œuvre des urgences dans les EPLE (tant en termes de responsabilité que d’expertise), ce projet introduit subrepticement le recours systématique à l’avis de nos collègues médecins, et non plus « le cas échéant ».

Ce choix va à l’encontre des textes de 2015 : il renforce la place de conseillers techniques des médecins scolaires en lieu et place des infirmier.es, alors que les travaux et arbitrages de 2015 avaient conduit au recentrage de leur expertise et de leur action à visée diagnostique (« priorité au premier degré » avec la visite médicale de la 6ème année et des diagnostics médicaux préalables aux travaux réglementés).

De plus, soumettre la décision de délivrance des médicaments d’usage courant par les infirmier.es de l’Education nationale à une autorisation parentale préalable, ainsi qu’à l’établissement de protocoles locaux, est irrecevable. En plus d’être une source d’inégalité et de conflits, il y a là une négation des droits de l’enfant.

La décision d’administration par les infirmier.es de l’Éducation nationale des médicaments en vente libre dans les pharmacies permet un retour rapide en classe et/ou de soulager l’élève en vue d’une prise en charge adaptée. Elle permet également de lutter contre les dangers liés à l’automédication et ses dérives (éducation à la santé).

Malgré le choix technocratique de censure de l’inscription de ce soin infirmier dans la loi, la loi « Pour l’Ecole de la confiance » aura permis à notre Ministre d’en reconnaître la nécessité et d’y voir apposer un vote à l’unanimité des groupes parlementaires.

Avant de reprendre le cours des travaux sur les soins et les urgences, nous exigeons un cadrage politique qui nous permette de renforcer juridiquement la décision d’administration de médicaments non listés par les infirmier.es de l’Education nationale, par la publication d’une loi ou, à défaut, d’un décret.

Tout aussi confus et conflictuels, nous refusons de poursuivre les travaux sur les PAI.

L’urgence n’est pas de revoir ce texte encore efficient, mais bien d’ouvrir des travaux ministériels sur la formation initiale des infirmier.es de ce Ministère.

Depuis le début, la présence active des syndicats infirmiers a démontré notre volonté de nous inscrire dans un dialogue social constructif, mais nous ne pouvons prendre plus longtemps la responsabilité de nous égarer dans cette voie.

Après l’incertitude et l’incompréhension, et face à la négation des demandes et des propositions de 93 % de notre profession, aujourd’hui, c’est notre colère qui s’exprime.

Compte rendu du Groupe de Travail sur le BO soins et urgences

Le 29 août 2019 s’est tenu le 2ème groupe de travail ministériel sur la réactualisation du protocole d’organisation des soins et des urgences dans les EPLE.

Etaient présents pour l’administration : Mmes Gasté, Glais,Moltreich pour la DGESCO, et au titre des organisation syndicales : SNICS-FSU ; SNIES-UNSA ; SNMSU-UNSA ; SGEN-CFDT et FO.

Après un tour de table des présents, ce GT démarre par les remarques sur le compte rendu de la première réunion :

Le SNICS demande si son projet de protocole, réalisé en partant du BO de 2000 et en intégrant des parties du 1 er projet de l’administration a bien été reçu et souhaite en discuter avant de commencer à travailler sur les derniers documents.

Le SNICS s’interroge sur des points importants abordés et non retranscrits dans les comptes rendus, par exemple celui de l’unanimité des infirmières présentes au précédent GT pour refuser le travail dans les CMS car il existe d’autres espaces de collaboration, comme les établissements scolaires. Mme Gaste (DGESCO) propose de noter que la proposition sur les CMS ne fait pas l’unanimité, que les syndicats infirmiers s’y opposent.

Le SNICS rappelle que les infirmier.es travaillent dans les établissements, lieux de proximité nécessaires,au plus près des besoins des élèves et de nos missions. Notre charge de travail étant déjà lourde, le SNICS s’interroge sur le travail qui y serait fait. Les médecins insistent sur l’idée de permettre d’y travailler sans l’imposer, le SNICS enfonce le clou :

«nous comprenons bien le souhait des médecins, il est effectivement plus commode d’avoir un partenaire qui vient à soi que l’inverse mais le travail en collaboration entre médecins et infirmier.es doit et peut se faire au sein de l’établissement scolaire»

Le SNICS fait aussi remarquer qu’il n’est pas mentionné le refus du projet présenté en 2014 alors que c’est le même document qui a été repris à 90%, avec les fiches en plus, des modifications de forme ou de rédaction. Tous les syndicats de l’education de la FSU étaient contre et le sont encore.

Le protocole en vigueur actuellement était clair, l’objet du toilettage est de permettre d’améliorer l’offre de soins et de renforcer la délivrance des médicaments. Là, on se retrouve avec un «fourre-tout» de 66 pages qui introduit des thèmes en dehors des soins.Ce document doit rester simple et tangible.

Selon l’administration, il y a eu des demandes de chefs d’établissement pour avoir toute la santé dans un même document. Ils entendent que les textes trop longs sont inutilisables proposent donc de simplifier et réduire le nombre de pages.

Les 3 compétences spécifiques aux infirmier.e EN-ES (contraception d’urgence, renouvellement de la contraception orale et prescription des substituts nicotiniques) doivent être mentionnées car c’est un document partagé très utile à la prise de fonction de chacun.e. Le SNICS partage cet avis, d’autant que la contraception d’urgence est un médicament d’urgence déjà présent dans le protocole précédent. Pour nous, les substituts nicotiniques entrant dans le soin, ils doivent aussi y figurer.

Afin de mieux répondre aux besoins des élèves et étudiant.e.s, le SNICS a aussi proposé que les élèves aient accès via les infirmier.es aux TROD, gratuitement et directement dans les établissements, ce qui demanderait de voir avec le ministère de la Santé pour ouvrir cette possibilité ( légère modification de la réglementation).

L’administration répond qu’ils vont l’intégrer, dans la mesure où la Cour des comptes pousse dans ce sens, mais sous réserve d’avoir des formations préalables, un financement des tests.

Le SNICS rappelle que, depuis 2016, la prévention est une des priorité du ministère de la Santé, que des financement sont fléchés afin d’améliorer la santé des jeunes et qu’ilserait donc dommageable et injustifiable que l’Education nationale continue d’en être exclue.

Le SNICS s’oppose et alerte sur le recueil de l’accord des familles avant toute délivrance de médicaments. Il propose de mettre en avant l’intérêt supérieur de l’enfant, l’autonomie de l’individu et de ne pas revenir en arrière sur ce qui se fait. De plus, on peut craindre que ce soit étendu à tous les soins autres que médicamenteux.

L’administration accepte d’ajouter une phrase sur l’intérêt supérieur de l’enfant, la prise en compte de son autonomie et une référence au CIDE. Mais le médecin conseiller technique de la DGESCO insiste sur ce point et demande que l’avis de la DGS soit recueilli à ce sujet.

Le SNICS demande pourquoi on change les PAI en modifiant la circulaire de 2003 qui est efficiente.Le MCT de la DGESCO répond que c’est une demande du plan cancer pour plus de liens, quand il y a des absences pour raison de santé et des adaptations nécessaires avec lien école/CH et école/famille et élève ; de plus, la santé mentale n’y était pas prise en compte, ni les nouvelles recommandations pour les allergies alimentaires. Le SNICS demande si le plan cancer préconise l’abrogation de la circulaire de 2003 et s’étonne d’une réponse positive car ce plan n’a rien à voir avec les allergies alimentaires. Sur ce point, ce serait à cause de la Société française d’allergologie qui la trouvait trop imprécise.

Pour le SNICS, les PAI contiennent les précisions nécessaires dans leur rédaction. Mme Gasté précise que le plan cancer et ses préconisations sont vus annuellement par l’Elysée car c’est une priorité nationale et que l’EN pilote 3 mesures dont une consiste à renforcer le suivi des enfants ou adolescent.es atteints de cancer. Le SNICS voit bien la nécessité pour les traitements au long cours et les absences, mais ne voit pas en quoi la circulaire de 2003 n’y répond pas ni pourquoi on change les PAI, entérinant des délégations de tâches à l’EN. Pour nous, le problème n’est pas la circulaire de 2003 mais sa mise en œuvre sur le terrain où les infirmier.es font de plus en plus de secrétariat, relancent pour la mise en œuvre des PAI, accompagnent familles et élèves pour les démarches. Ces tâches sont de la responsabilité des médecins de l’EN et de leurs secrétaires.

Singulièrement, lors de ce GT, les syndicats représentantsles médecins ne sont que très peu intervenus…

Le projet de BO est ensuite repris page/page :

Le SNICS est attentif à ce que soit noté «EPLE» et non « en milieu scolaire », le milieu scolaire comportant aussi le privé,afin d’éviter ce qui pose problème dans certaines régions dont la Bretagne où on demande aux infirmier.es d’y travailler alors que les établissements privés perçoivent un financement pour assurer cette mission.

Suite à une question de FO sur la référence au code de déontologie et à l’ONI, le SNICS précise que cette référence ne convient pas et préfère qu’on reparte du Code de la santé publique comme il le propose dans son projet. L’administration connaît bien la problématique de l’ordre. Mme Gasté ajoute que le Code de santé publique est supérieur au décret et peut faire référence, la DGRH n’ayant pas tranché sur l’adhésion. Elle est d’accord pour rayer le paragrapheet notera juste le principe de responsabilité/urgences qui s’applique à tous les personnels.

Concernant la partie sur les PAI, le SNICS demande de noter PAI au lieu de toutes les variantes et renvoie à sa proposition de projet, écrite pour simplifier toute la rédaction en restant vigilantsur la partie « accueils collectifs » qui ne dépend pas de l’EN mais de la FPT.

Sur la traçabilité des actes et des soins, le SNICS a repris différemment car il existe déjà un registre tenu dans chaque établissement, très clair dans le BO de 2000 et qui tient en 4 lignes. Le SNICS mentionne d’ailleurs que le registre n’a jamais posé de problèmes et qu’on complexifie donc en modifiant, l’ajout de l’outil numérique infirmier ne sert à rien car déjà prévu dans les textes.

Dans la partie sur les attributions des professionnels de santé, le SNICS signale les avoir rappelées en 2 pour expliciter le rôle de chacun.e (phrases reprises dans la fiche 41 du dossier de presse du ministère de la rentrée 2015.

De plus, noter dans le préambule que l’infirmier.e peut recevoir les élèves et choisir ou non de prévenir la famille réglerait le problème pour tout le document, avec la nécessité de rappeler le secret professionnel car il y a souvent des confusions à l’EN et une méconnaissance totale du cadre spécifique du secret partagé.

Après des échanges sur les modalités en situation d’urgence, en présence ou pas de personnels de santé, l’administration souhaite avoir toute la gestion de l’urgence sur une même fiche. Le SNICS insiste sur la nécessité d’avoir un protocole clair, affiché et qui s’applique en l’absence de l’infirmier.e de l’établissement. Les situations sont réglées avec bon sens la plupart du temps et de plus en plus d’élèves et d’adultes sont formés au PSC1.

Sur la fiche d’urgence et l’ajout de toute une liste de vaccins autres que le DTP à renseigner, il s’agirait d’une demande de la DGS d’avoir ces infos sur la fiche plutôt que devoir courir après les carnets de santé. Le SNICS n’est pas d’accord, pas plus qu’avec la demande annuelle de photocopies, d’autant que le calendrier vaccinal a évolué ( petite enfance) et que le carnet de santé sera numérique donc accessible. Quelle urgence vitale nécessite de connaitre l’état vaccinal, de toute façon les parents arrivent très vite à l’hôpital et un vaccin est refait en cas de doute. Le médecin conseiller technique n'étant pas en mesure de justifier le lien entre prise en charge en urgence connaissance des dates de vaccins. Le médecin scolaire du SGEN-CFDT tente lui aussi de «c’est pas très compliqué de faire agrafer chaque année par les infirmier.es 2 pages supplémentaires aux fiches d’urgence » mais sans pouvoir en justifier la nécessité. Mme Gasté intervient , « cette partie est supprimée ».

Sur une mention concernant autorisation parentale préalable à la délivrance de médicaments sur cette fiche, le SNICS tient à signaler que limiter l’administration de médicament à l’accord des parents serait un retour en arrière et une régression. Cette pratique existe dans les établissement scolaires depuis 1889, ce besoin a donc toujours existé dans l’intérêt de l’élève et sans l’accord des parents qui ont connaissance de cette possibilité. Pour les parents, c’est une plus-values d’avoir des infirmier.es de l’Education nationale pour accueillir et soulager leur enfant. Les infirmier.es les informent et les associent lorsque c’est nécessaire. Attention à ce recul car les soins peuvent être médicamenteux mais aussi relationnels ou préventifs. Le SNIES suit sur cette position. Le SNICS ajoute que lorsqu’ un parent refuse des soins pour son enfant, le professionnel de santé traite la situation de façon individualisée en téablissant une relation de confiance dans l’intérêt de l’élève, mais il doit parfois aussi savoir agir dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

Le SNICS rappelle que l’article 16 ter a été voté à l’unanimité, dans la loi pour l’Ecole de la confiance, et a été motivé pour renforcer les pratiques actuelles de délivrance des médicaments par les infirmier.es de l’Education nationale, à partir de leur rôle propre, quand l’élève en a besoin et sans se substituer à l’autorité parentale.

Sur la partie PAI/PAP de cette fiche d’urgence, le SNICS intervient pour que la fiche d’urgence (gérée par l ‘infirmier.e) ne deviennent pas le document de demande ou de renouvellement desPAP ou PAI.

En tout, seulement 4 pages ont été travaillées en 3h!

4ème GT

La tension monte !

Le 07 septembre s’est tenu le 4ème groupe de travail composé là encore de médecins et d’infirmier.es malgré nos multiples interventions, en cause un « problème de transmissions»...

Le SNICS prévient qu’il ne poursuivra pas les travaux dans ces conditions.

Dans l’urgence et la précipitation, l’administration nous demande de travailler sur la rénovation du dispositif «SAPAD» qui deviendrait l’"APADHE".

Le SNICS reste et intervient pour rétablir la place des infirmier.es de l’EN à tous les échelons de notre institution, du COPIL national, académique, départemental jusqu’ au sein des établissements scolaires.

Le SNICS intervient sur la gouvernance de ce dispositif, nous demandons son intégration dans le cadre de la politique éducative sociale et de santé. La DGESCO l’avait semble-t-il oublié...

Nous essayons également d'empêcher toute future tentative de glissement de tâches...

Suite à ce GT, nous avons fait parvenir l’ensemble de nos amendements par écrit. L’administration était revenue sur des points débattus et arbitrés en séance.

Attaques rétrogrades contre la capacité des INFENES ...

...en matière de délivrance des médicaments non soumis à prescription.

Depuis plus d’un an maintenant, l’académie de Besançon a été mise sens dessus dessous à cause de l’accusation d’être dans l’illégalité par l’ICTR.

Les infirmier.ères de l’Éducation nationale n’auraient pas, selon cette dernière, de cadre spécifique d’exercice et seraient régies par le ministère de la santé en la matière. Elle remet en cause notre capacité à délivrer des médicaments aux élèves et ne reconnait pas notre spécificité d’exercice ; « nous devrions comme tout.e infirmier.ère, délivrer de médicaments que dans le cadre d’une prescription médicale datée et signée ». Il est important de préciser ici que cette ICT n’a jamais exercé dans un établissement scolaire. Elle est entrée dans notre corps par le biais de la BIEP…

Notre collègue semble méconnaître l’article R. 4311-7 de notre décret des actes qui en matière de délivrance de médicament précise : « L'infirmier ou l'infirmière est habilité.e à pratiquer les actes suivants soit en application d'une prescription médicale qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application d'un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin »

Cette ICT ne reconnaît pas le protocole qui nous permet de délivrer des médicaments BO hors série n°1 du 06 janvier 2001, arguant qu’il est obsolète. Elle a été à l’origine d’une lettre signée du recteur de l’académie de Besançon interdisant aux infirmières de cette académie de délivrer des médicaments aux élèves sans prescription nominative, datée, signée.

Tout au long du 1er trimestre 2017/2018, le SNICS de l’académie de Besançon est intervenu auprès du rectorat pour rétablir en droits leurs collègues « bousculé.es » pour ne pas dire « ébranlé.es » par cette remise en cause accompagnée d’une bonne dose d’intimidation.

Le SNICS académique a contacté la presse locale pour dénoncer cette dérive. Le secrétariat national du SNICS est intervenu au niveau du cabinet du ministre le 13 décembre dernier.

Après plusieurs demandes, le recteur de Besançon a fini par recevoir le SNICS académique en audience et a reconnu « avoir signé un peu trop vite le courrier en question et avoir été mal conseillé » !

Mais quelle mouche a donc piqué l’ICTR de cette académie ?

Contre toute attente et prétextant qu’elle n’avait pas eu de démenti de la part du ministère, elle a redoublé d’efforts pour effrayer les collègues : « vous risquez votre diplôme », « personne ne vous soutiendra quand des parents porteront plainte », « l’ordre infirmier vous sanctionnera » etc…

Le SNICS est donc retourné une nouvelle fois auprès du cabinet du recteur et au niveau de la DGESCO qui confirme que « le BO s’applique » !

Oui mais voilà, depuis le doute persiste et se propage …

Au printemps dernier c’est au tour de l’ICTR de Dijon. Elle intervient auprès de ses collègues et leur annonce la sortie d’une note rectorale, oubliant au passage de leur préciser que c’est elle qui en est à l’initiative et non la rectrice.

Tout comme à Besançon, les annonces faites aux collègues en réunion professionnelle se heurtent à de la résistance et l’ICTR partira de deux départements sans même saluer les collègues !

Le bureau académique du SNICS de Dijon intervient lui aussi auprès de la Rectrice. La diffusion de la lettre soumise à la rectrice est stoppée de justesse.

Les infirmier.ères de Dijon, tout comme celles et ceux de Besançon, peuvent continuer d’appliquer le BO. Mais là encore, l’ICTR persiste et signe en envoyant un courrier aux collègues pour les inciter à « réfléchir à leurs pratiques »… Le sujet enflamme les réseaux sociaux.

Le 5 septembre dernier, c’est l’IA DASEN de Saône et Loire qui informait les chefs d’établissement de son département que les infirmier.ères ne pouvaient délivrer de médicaments que « sur prescription médicale ou dans le cadre des PAI ». On se demande bien qui est à l’initiative de ce courrier. Le SNICS intervient là aussi..

Pourquoi cet acharnement à remettre en cause notre spécificité ?

Depuis 1993, notre profession est régie par le Code de santé publique (la loi). Contrairement aux médecins à qui ce code confère des champs de compétence et des missions, les actions que nous avons le droit d’effectuer sont encadrées par un décret, le fameux décret des actes.

Ce décret stipule qu’un.e infirmier.ère est habilité.e à délivrer des médicaments sur prescription médicale ou sous protocole. Et le BO de 2001 est un protocole de soins spécifique à notre cadre d’exercice signé par la Direction générale de la santé. Bien qu’obsolète sur certains points, il s’applique.

Le SNICS demande depuis longtemps son actualisation et l’élargissement de la liste des médicaments autorisés à tous ceux délivrés sans ordonnance.

Certains de ses détracteurs avancent l’argument des normes pour affirmer que le Code de déontologie est une loi et donc de norme supérieure à un BO.

Cette interprétation de la hiérarchie des normes amènerait à entacher d’illégalité tous les protocoles de soins, ceux des services hospitaliers y compris !

N’en déplaise à ceux qui refusent de reconnaître notre cadre spécifique d’exercice, nous ne travaillons pas dans un « service », encadré.es par des médecins chefs de service, mais en pleine responsabilité et avec des missions bien spécifiques qui visent à favoriser la réussite scolaire de tous les élèves et ainsi à répondre à leur besoin.

Ainsi, quand un.e infirmier.ère scolaire est présent.e dans un établissement, ce sont plus de 90% des élèves qui, après une consultation infirmière et des soins adaptés, reprennent les cours et améliorent leur chance de réussite. Si les infirmier.ères de l’Éducation nationale (tout comme les secouristes lingères en leur temps heureusement révolu…) ont été amené.es à délivrer des médicaments aux élèves, c’est pour répondre à leurs besoins.

Le sens de notre recrutement à l’Éducation nationale est de favoriser la réussite scolaire, de lutter contre les inégalités en permettant aux élèves de se libérer du poids de certains de leurs maux/mots.

Il se trouve que les maux se solutionnent quelque fois par la prise d’un traitement allopathique.

En plus de permettre à l’élève de retrouver sa classe dans les meilleurs délais, lorsque nous décidons d’administrer (ou non) un traitement, ce geste nous permet d’accompagner le soin de conseils appropriés et d’évaluer les connaissances et l’autonomie de l’élève en la matière.

Il se trouve que l’automédication est un problème de santé publique, l’éducation à la santé du jeune vers plus de savoir et d’autonomie en limitant les risques fait partie de la mission émancipatrice de notre ministère.

En face d’un besoin identifié de l’élève, le travail d’un syndicat est de concerter les professionnel.les pour tenter d’y apporter une réponse adaptée et sécurisante pour le professionnel comme pour l’usager. C’est aussi de faire reconnaître, représenter et défendre une profession.

Dans un tel dossier, seule l’action d’un syndicat infirmier représentatif comme le SNICS peut permettre de maintenir des droits et faire avancer la profession.

 

Si les textes de 2015 ont reconnu la consultation infirmière, c’est bien parce que notre analyse et notre expertise apportent une valeur ajoutée aux élèves et étudiants en leur offrant un service de qualité à la hauteur de leurs besoins. C’est tout le sens de notre recrutement à l’Éducation nationale et c’est aussi tout ce qui sous tend les mandats du SNICS.

Alors ne lâchons rien, refusons les menaces ou intimidations, appliquons les textes et réalisons au mieux nos missions. Évitons de nous faire peur, mais ensemble avançons pour mieux répondre aux élèves et gagner plus de droits.

Résultat Élections Professionnelles 2018

MERCI aux infirmier.e.s de l'Éducation nationale pour leur participation aux élections professionnelles. Nous avons été près de 67% à nous mobiliser, nous pourrons être représenté.e.s avec force.

Dernier But en Blanc, le BBL 99

La loi de transformation de la Fonction publique, votée en juillet, acte bel et bien la volonté politique d’affaiblir les services publics et d’en finir le paritarisme. Après la diminution du nombre de fonctionnaires et de leurs représentant.es...

Ordre Infirmier et Syndicats

La tentation, et on l’entend parfois, pourrait être grande de se dire, qu’étant dans l’obligation de s’inscrire et cotiser à l’ordre infirmier, on peut arrêter d’adhérer à une organisation syndicale. Ce serait une erreu

Parcours 0-6 ans

Ce séminaire dédié avait pour objet d'organiser les premiers échanges autour du parcours de coordination renforcée santé-accueil-éducation de l'enfant entre 0 et 6 ans. Dans la continuité de ce séminaire, des visites de terrains et des ateliers thématiques sont organisés.

Contact

Vos Responsables Académiques

Le Bureau National

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Coordonnées

SNICS
46 avenue d'Ivry
75013 PARIS

Téléphone : 01 42 22 44 52
http://www.snics.org

© 2014-2019 SNICS-FSU